Connexion
7 633 Livres Blancs | | |

Réalité virtuelle/augmentée : où en est l'industrie française ?

Où en est l'industrie française en ce qui concerne la réalité virtuelle (VR) et la réalité augmentée (AR) ? Ce livre blanc fait le tour de la question en ce qui concerne les industries de transport, de BTP et de l'aéronautique.

Obtenir le livre blanc

 

Introduction ou extrait du livre blanc

"Dans la promotion immobilière, la réalité augmentée (RA) et la réalité virtuelle (RV) se systématisent. «Dès qu'un nouveau programme immobilier est décidé, les grandes entreprises pour lesquels nous travaillons (Bouygues, Icade, Nexity...) demandent de plus en plus fréquemment de réaliser une application mobile dédiée et sur mesure qui sert à visualiser le projet en 3D» confie Xavier Gallée, responsable commercial pour l'industrie chez Artefacto, une agence spécialisée dans la RA, la RV et la modélisation 3D.

La maquette 3D du bâtiment s'affiche automatiquement sur le smartphone ou la tablette à partir d'un plan 2D, identifié au préalable par l'application logicielle. Ou mieux encore : lors d'une visite sur le site, une fois la tablette pointée dans la bonne direction, le bâtiment virtuel se construit à l'endroit précis où il sera érigé plus tard, alors que la première pierre n'a même pas été posée.

« C'est un outil d'aide à la décision ou à la conception pour l'architecte, qui visualise le projet architectural, ses variantes, l'intégration dans l'environnement réel, poursuit Xavier Gallée. C'est également utile lors des réunions sur place avec les élus locaux ou le futur acquéreur, qui a possibilité de voir le futur bâtiment en situation. » Chez Bouygues Constructions, la finalité de l'application Ramby Outdoor est comparable.

L'agence Artefacto maîtrise le procédé depuis cinq à six ans désormais. Le prochain défi consiste à déployer une solution plus autonome. «Aujourd'hui, l'agence récupère le fichier SketchUp ou Revit/BIM (Building Information Modeling) de l'architecte et conçoit l'application à partir des ces données, explique Xavier Gallée.

L'objectif serait de fournir une plateforme en «back office» pour que le promoteur puisse lui-même charger les données BIM et obtenir l'application de RA appropriée sur site. L'attente est également forte de la part des constructeurs. L'idée serait que le maçon et l'électricien, en réunion sur le chantier, puissent visualiser en RA l'un les murs porteurs, l'autre le câblage électrique.

Superposer la maquette BIM et l'image réelle serait intéressant pour suivre le chantier en cours, améliorer la communication entre les corps de métier, contrôler la qualité de mise en œuvre, connaître l'état d'avancement et le planning... Or, un fichier BIM, qui s'apparente à la carte Vitale du bâtiment, contient de multiples calques et se révèle lourd et exigeant. La difficulté, c'est de le transposer d'une station de travail du bureau d'études à un outil mobile comme une tablette, à la puissance et la capacité mémoire bien inférieures.

Notre projet de recherche, qui vise à conserver l'intelligence et la souplesse du fichier BIM sur une tablette, est cependant finalisé et ne tardera pas à être commercialisé.» Autre problématique  : la filière du BTP, réputée peu encline aux transformations numériques, se convertit très doucement au BIM. Le grands acteurs du bâtiment ont toutefois signé une charte en septembre dernier et s'engagent à généraliser le BIM dans le neuf d'ici à 2022."

Réalité virtuelle/augmentée : où en est l'industrie française ?